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Réflexions sur la plus belle nulle de ma vie

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Réflexions sur la plus belle nulle de ma vie

Message par David Bengale le Jeu 5 Mar - 12:28

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J'étais au Stade Olympique mardi soir, en compagnie d'une foule de plus de 38 000 personnes. 38 000 personnes (moins les quelques Mexicains dans place) qui ont tous bondi à l'unisson quand Cameron Porter a marqué son premier but professionnel. Et peut-être le but le plus important de l'histoire de l'Impact en MLS.

Je ne vais pas faire un retour sur le match en tant que tel, parce qu'au fond il n'y a pas grand chose à dire sur une nulle de 1-1 durant laquelle les deux équipes ont manqué nombres d'occasions, où l'Impact peinait à la possession et ne réussissait pas à contre-attaquer avec autant de mordant qu'au Mexique. Je ne vais pas m'attarder non plus sur l'arbitrage, très mauvais, mais très mauvais pour les deux équipes. Au moins.

Je veux plutôt m'attarder sur l'ambiance un peu surréelle qui régnait ce soir-là. D'abord, la tempête de neige qui nous accueillait à l'entrée rendait le Stade Olympique déjà féérique et l'événement presque historique. Un événement au Stade un soir de quelques centimètres de neige? Déjà l'histoire s'écrivait.

Ensuite l'enjeu. Je parlais dans mon article précédent de l'importance primordiale de l'Impact de ces matchs pour le reste de la saison. La bonne prestation au Mexique permettait d'espérer un résultat favorable, mais la vieille blessure de la défaite contre Santos Laguna se faisait sentir. Une espèce d'anxiété mêlée de confiance réservée flottait dès le début du match. L'Impact a bien ouvert la rencontre, mais plus le match avançait et plus Pachuca affirmait son emprise sur le contrôle du ballon. Même les chants des Ultras, retentissants au sifflet initial, devenaient plus diffus lorsque les attaques de Pachuca menaçaient la fragile égalité de 0-0 (à l'avantage de l'Impact, je le rappelle).

Ici un disclaimer. Je suis évidemment un partisan de l'Impact, mais je suis à des années-lumières d'être un partisan aussi investi que je peux l'être pour le Canadien et la NHL. J'aime suivre l'Impact, mais je ne m'arrache pas le cœur lorsque Camara prend un rouge dans un match de ligue. Je ne déplace pas des événements pour ne pas manquer de match. J'ai une idée très confuse de la répartition des forces en MLS, alors que je connais quasiment le nom de la grand-mère maternelle de tous les huitièmes défenseurs de chaque équipe de la NHL. (C'est une figure de style. Ne me remettez pas mon rang dans le pool-keeper dans face, siouplait). Et je n'ai pas été à beaucoup de matchs sportifs en live. Peut-être une vingtaine, tous sports confondus.

La particularité du match de mardi n'est pas banale dans mon expérience de fan: je n'ai jamais été aussi anxieux d'un résultat. Canadien en séries inclus. Le fragile 0-0 et la tension palpable à chaque occasion, partagée par 38 000 fans présents non plus seulement pour le happening, mais bien pour l'importance du résultat, c'était une sensation particulière. Un stress à la limite du "Coudonc, j'ai tu tant que ça du fun, moi?". Et plus le match avançait, plus cette anxiété se distillait. À 0-0, l'Impact gagnait, mais plus le temps filait, plus la foule commençait à comprendre qu'un but (très probable) de Pachuca serait pratiquement synonyme d'une autre défaite crève-cœur.

Lorsque Ciman prend sa-faute-qui-n'en-était-pas-une et que Pachuca converti son tir de pénalité, c'est un étrange mélange de désolation-résignation et d'espoir pas tout-à-fait avoué qui s'empara de la foule. D'abord parce qu'il restait seulement une vingtaine de minutes au match. Aussi parce qu'il restait amplement du temps à Pachuca de compter un second but, aidé par le changement d'un milieu pour l'attaquant Cameron Porter qui rendait l'Impact plus vulnérable. Les fausses blessures des mexicains qui tentaient de retarder le jeu donnaient à la foule un ennemi à haïr d'une haine viscérale, c'était au moins ça.

À la fin des 90 minutes supplémentaires, l'Impact avait menacé quelque fois le filet adverse, mais sans conversion. Le quatrième officiel ajoute 4 minutes de temps additionnel, mais il y a une particularité au Stade: il n'y a qu'un seul chrono, et passé 90 minutes, il reste à 90 minutes. Donc, en gros, la foule évalue le temps restant. Il ne devait pas rester plus de quelques actions à jouer lorsque Porter reçu la longue et superbe passe de Mallace pour compter entre les jambes du gardien après un contrôle magistral.

Et encore une première pour moi. Je n'ai jamais exulté autant de joie, aussi subitement. Et là il faut expliquer le contexte. C'est clair et évident que je vais être 1000 fois plus content si le CH remporte la Coupe. Mais le moment précis du but, les quelques secondes avant et la réaction presque incontrôlable de joie après, ça va être dur à revivre. Du moins au hockey. Il faut comprendre que la situation dans laquelle l'Impact se trouvait n'existe pratiquement pas au hockey. On pourrait comparer l'importance du moment à celui d'une prolongation en séries, mais dans ce contexte la pression est également partagée entre les deux équipes. Il n'y a pas d'urgence de compter un but, le chrono va continuer à l'infini s'il le faut. Il y a urgence de compter pour une équipe qui cherche à égaliser, mais le but égalisateur n'est pas le but de la victoire. Grosso modo, tout le monde savait que si l'Impact ne marquait pas sur cette passe, le match était terminé. C'est ce qui, je crois, a rendu ce moment et ce but si spécial. Si le Canadien venait à gagner la Coupe, à moins que ce soit en prolongation du 7ème match, ce délire, qui serait au final vingt fois plus gros, ne serait pas si soudain.

Bravo à l'Impact pour ce résultat. C'est une étape importante dans la transition fans casuals -> vrais partisans attachés à l'équipe. Un petit pas certes, mais au moins dans la bonne direction.


Dernière édition par David Bengale le Jeu 5 Mar - 13:58, édité 1 fois
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Re: Réflexions sur la plus belle nulle de ma vie

Message par Murphys le Jeu 5 Mar - 13:41

Bon texte David. 

Je n'étais pas sur place donc, difficile pour moi de transposer ma situation à celle du stade. 
Je rageais... Déçu de voir l'Impact accorder un but sur un Penalty douteux. 
Je n'y croyais plus... Genre de fin de match que je regardais pour la forme... Comme si le CH perdait d'un but et en accordait un de plus avec 2-3 minutes à jouer. Plus d'espoir. Au nombre de buts qui se marque au soccer et avec l'arbitre qui appelait fautes après fautes à l'Impact (McInerney) et les mexicains qui avaient tellement mal(ce que j'exècre le plus au soccer), c'était la fin. La déprime. Et là bang, à 30 secondes de la fin !! J'ai littéralement sauté de mon sofa en gueulant YEEEEAAAAAHHHHH !! Et là, de la déprime s'ensuit la joie et l'excitation, l'emballement pour la suite de la compétition et même de la saison !!

C'était ça dans mon salon alors, au Stade, ça a dû être I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E !!!
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Re: Réflexions sur la plus belle nulle de ma vie

Message par David Bengale le Jeu 5 Mar - 13:56

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:C'était ça dans mon salon alors, au Stade, ça a dû être I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E !!!



Le stade le plus bruyant que j'ai connu, et j'y étais les trois fois où il y avait plus de 50 000 personnes pour l'Impact au Stade.
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Re: Réflexions sur la plus belle nulle de ma vie

Message par Murphys le Jeu 5 Mar - 14:05

Ouais j'y étais aussi contre Santos Laguna et contre le Galaxy et le beau David(pas toé ak ta yeule de tigre là) lol
C'était bruyant mais pas tant, tu as raison... surtout contre le Galaxy. 

Le pire c'est que j'avais un billet pour le match de mardi mais je n'ai pas pu y aller à cause de la job... Le gars qui a pris mon spot était très heureux !! lol
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Murphys

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Re: Réflexions sur la plus belle nulle de ma vie

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